Le savon de supermarché serait bien plus proche du détergent que du savon véritable… si bien que certains indiquent « produit lavant » au lieu de savon !

En effet, détergents chimiques, durcisseurs et agents moussants synthétiques se retrouvent dans la plupart des nettoyants (solides ou liquides) pour le corps. Certains de ces ingrédients peuvent sécher, irriter la peau ou pire.

Ainsi le dioxyde de titane (pigment blanc, utilisé comme anti UV en cosmétique et opacicant en peinture industrielle) est interdit depuis le 1er janvier 2020 dans les cosmétiques. Il se présenterait sous forme de nanoparticules c’est-à-dire 1000 fois plus petite que le diamètre d’un cheveu, donc facilement ingérable. Sauf que son caractère cancérigène a été démontré…

Nous sommes loin des savons aux huiles ou graisses dont les vertus pour la peau sont préservées !

  15 mn en forme de clin d’oeil à Stephanie S, ex savonnière émérite

résumé article choix de savon Révélé

Comment fait-on du savon ?

La manière traditionnelle de le produire était, et est toujours, appelée méthode de saponification à froid. Une fois que le mélange de savon a été préparé, il est versé dans des moules et laisser pendant environ une journée, pour que le processus de saponification opère. Ensuite, la barre de savon est coupée et laissée « en cure » (période de séchage du savon) entre 4 et 6 semaines, avant de pouvoir être utilisée.

La méthode ici est artisanale. Le savon le plus fréquent (pour l’instant) est l’industriel.

Et le savon industriel ?

Qui dit industriel dit logique de réduction de coûts sur les quantités. Donc, pour une fabrication rapide et en grosse quantité,  la réaction chimique de la pâte à savon est sur-boostée en la chauffant jusqu’à environ 120°C.  Premier couac : les vertus du savon ne sont préservées qu’à froid.

La composition est aussi revue à l’économie avec l’emploi d’additifs synthétiques. Un point sur les ingrédients à proscrire et à préciser s’impose…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ingrédients à surveiller : la nature de la glycérine et des matières grasses utilisées

La glycérine à la base est une plante (voir photo) dont les feuilles et les fruits servent pour fabriquer la glycerine liquide. Elle peux retenir plusieurs fois son poids en eau, ce qui en fait un actif hydratant incontournable. C’est aussi un agent protecteur qui adoucit la peau (émollient). Elle remplace les fonctions des lipides naturels de la peau, quand ils sont défaillants. Enfin, elle assure la continuité de l’hydratation en formant un film sur l’épiderme, ce qui limite les pertes d’humidité.

Elle peut être végétale, animale ou synthétique (c’est à dire dérivée du pétrole). Donc son impact écologique n’est donc pas négligeable. Mieux vaut privilégier des produits contenant de la glycérine naturelle d’origine végétale. L’indication d’origine de la glycerine n’est malheureusement pas obligatoire. A surveiller!

La nature des matières grasses utilisées. Eviter la graisse de bœuf (« Sodium Tallowate » qui bouche les pores de la peau) ou l’huile de palme (l’huile low cost). Sa production massive impliquerait une déforestation massive, des conditions de travail « limites » et une pollution locale….

Les ingrédients à fuir : sulfate, éthanol, phtalate, parabène et… plastique !

Le côté « hypermoussant » du savon n’est pas forcément bénéfique car ce n’est pas la mousse qui lave ! Les sulfates sont des tensions actifs sont « irritants et desséchants pour la peau et les muqueuses, pouvant causer des dermites, des ulcères aphteux ou des difficultés respiratoires. Leur utilisation fréquente élimine la barrière naturelle de la peau et du cuir chevelu, laissant ainsi pénétrer plus facilement les autres composés des cosmétiques dans le corps favorisent également les pellicules.» Ils peuvent être issus de procédés de fabrication qui libèrent des composés classés « potentiellement cancérigènes » et ils sont toxiques pour les organismes aquatiques. Bref leur utilisation n’est pas anodine !

DEA ou MEA ou TEA ou substances à base d’éthanol encore pour assurer l’aspect crémeux et moussant. Suspectés d’être cancérigènes, ils sont interdits en cosmétique industrielle…au Canada ! En France, l’interdiction n’est que pour les cosmétiques bios. Dommage, ils peuvent tout de même provoquer des réactions allergiques, des irritations et être toxiques s’ils sont absorbés sur de longues périodes. De plus et ce n’est pas anodins, ils sont nocifs pour les poissons et la faune.

Phtalates ou solvants dérivés de goudron ou de pétrole. Ils sont utilisés dans les cosmétiques comme plastifiants (vernis à ongles), pour dissoudre d’autres substances sans les modifier ou comme… parfum ?

L’envers du décor : ils sont des perturbateurs endocriniens pouvant provoquer une baisse de la fertilité, des malformations des organes, l’obésité, une puberté précoce, des cancers du sein et des testicules. Ils sont nocifs pour l’environnement, ce qui n’a rien d’étonnant !

Parabène. Quand eau et huile sont associées, champignons et moisissures peuvent se développer. Les parabènes sont justement utilisés pour leurs propriétés antibactériennes et antifongiques.

Sauf qu’ils peuvent provoquer allergies et irritations. De plus, ils peuvent perturber notre système endocrinien. On a retrouvé également des parabens dans des tumeurs mais aucun lien n’a été prouvé entre exposition régulière et cancers.

Des microbilles de plastique. Oui de plastique ! Des gels douche exfolliants sont dotés de microbilles en plastiques sensées gommer les peaux mortes. Sauf que cela se retrouvent aussi dans les océans et la vie aquatique.

Et le savon artisanal ?

La manière traditionnelle de le produire était, et est toujours, appelée méthode de saponification à froid. Une fois que le mélange de savon a été préparé, il est versé dans des moules et laisser pendant environ une journée, pour que le processus de saponification opère. La barre de savon est ensuite coupée, et laissée en cure (période de séchage du savon) entre 4 et 6 semaines, avant de pouvoir être utilisée. C’est une autre notion du temps qui préserve les vertus des ingrédients.

Outre le nettoyage de la peau, il permet aussi de traiter naturellement eczéma, acné et psoriasis.

Totalement biodégradable, il nécessite très peu d’énergie lors de sa fabrication et a donc un impact moins important sur l’environnement.

Comment choisir son savon artisanal ?

Sans produit de synthèse, c’est une évidence ! Au ph neutre ou acide comme l’est naturellement la peau.

Le véritable savon comporte un mélange :

  • des huiles ou des beurres végétaux non transformés en savon : nom latin de la plante + « Oil », « Extract », « sodium » ou « Butter »

Par exemple : « Sodium Olivate » pour l’huile d’olive saponifiée, « Sodium Rice Branate » pour l’huile de son de riz saponifiée, « Sodium Cocoate » pour l’huile de coco saponifiée…

  • des additifs comme l’argile, des épices, des fleurs, du miel, du lait, etc.
  • du parfum (« Parfum ») s’il est suivi d’une astérisque indiquant qu’il est naturel.

Comment choisir son savon naturel ?

Sans produit de synthèse, c’est une évidence !

Le véritable savon comporte un mélange :

  • d’huiles ou des beurres végétaux non transformés en savon (nom latin de la plante + « Oil », « Extract », « sodium » ou « Butter »)

Par exemple : « Sodium Olivate » pour l’huile d’olive saponifiée, « Sodium Rice Branate » pour l’huile de son de riz saponifiée, « Sodium Cocoate » pour l’huile de coco saponifiée…

  • des additifs comme l’argile, des épices, des fleurs, du miel, du lait, etc.
  • du parfum (« Parfum ») s’il est suivi d’une astérisque indiquant qu’il est naturel.

La « glycérine naturelle » et les huiles permettent de restaurer la couche protectrice naturelle de la peau que les savons peuvent altérer. Elles déposent sur la peau un film qui empêche l’eau de s’évaporer. La peau reste alors hydratée plus longtemps.

Le surgras du savon nourrit la peau et la protège, la glycérine naturellement produite l’hydrate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les huiles adaptées aux cas spécifiques ?

selon les besoins

noix de coco : hydrate et désinfecte. Si elle est combinée avec une dose de vitamine E, elle fait une peau saine.

olives : hydrate

amande douce : hydrate et apaise

colza : revitalise, nourrit et adoucit

karité : adoucit, hydrate et nourrit les peaux sensibles

flocons d’avoine : exfolit

eucalyptus : antibactérienne et antifongique

menthe poivrée : décongestionne avec un parfum revigorant avec sensation de frais

et selon les types de peau

peau acnéique : jojoba, kombo et baies de laurier

peau sèche : amande douce, argan, avocat, cacao, mangue, olive, camélia, bourrache, cerise, coco

peau mature : argan, avocat, cacao, mangue, olive, abricot,  avoine, bourrache, camélia, cerise, framboise

 

Y a-t-il des labels gages de qualité ?

Certains autres labels ne sont pas assez stricts, voire totalement abusif : un cosmétique peut être labellisé bio tout en n’ayant que 50% de ses composés végétaux bio, et contenir en même temps 5% de produits d’origine synthétique nocifs ou polluants…

Tout ce qui est bio n’est pas forcément écologique… malheureusement !

Le top des labels est « Nature et progrès » (cosmétique bio-écologique)

Cette charte très stricte atteste que toutes les matières premières (végétales et animales) sont issues de l’agriculture biologique, et que aucun produit de synthèse (colorant, conservateur, parfum) n’est utilisé. L’utilisation d’huile de palme est également interdite.

Cette charte fixe également des règles de production en accord avec ses principes sociaux et environnementaux. La savonnerie a été construite dans une ancienne grange, rénovée avec des matériaux écologiques. Elle est chauffée au bois, équipée de toilettes sèches et d’un système de traitement des eaux usées par phytoépuration.

Il existe d’autres labels moins exigeants mais à considérer néanmoins comme Ecocert et Cosmétique Bio.

Tous reprennent ces principes :

  • Les OGM sont interdits,
  • Pas d’huiles minérales (silicone, paraffine…),
  • Pas de parfums, colorants, pigments de synthèse,
  • Pas de conservateurs artificiels (phénoxyéthanol, paraben…)
  • Une majorité des ingrédients doit être issue de l’agriculture biologique

Pourquoi préférer le savon solide ?

Pour des raisons qualitatives, écologiques et économiques !

Sa conservation est plus longue

Les savons liquides contiennent… de l’eau. C’est ce qui les rend moins longtemps conservables que les savons solides. C’est pourquoi les industriels doivent rajouter des conservateurs afin qu’ils périment moins rapidement. Les savons solides ne contiennent pas de conservateurs, donc moins de substances toxiques (parabènes notamment), et même ainsi on peut les garder plus longtemps que les gels douche.

Ils lavent plus longtemps : seuls 0,35 grammes de savon solide sont nécessaires pour se laver les mains contre 2,3 grammes de savon liquide. Sous la douche aussi, on utilise donc une plus petite quantité de savon solide que de gel douche. Ce qui représente une économie moyenne de 45 € par an et par personne.

Il est plus économique sur la durée

Sur ce point, aucun doute : les industriels ont bien réussi leur coup. Alors que la durée de vie d’une bouteille de gel douche dure rarement plus d’un mois, un pain de savon épais peut durer bien plus longtemps, pour un prix de revient bien moindre.

Se laver avec un gel douche serait au moins trois fois plus cher que d’utiliser un savon solide. On peut profiter des économies réalisées pour privilégier les savons bio, parfois plus chers à l’achat mais meilleurs pour la santé !

Il s’adapte au principe zéro déchet

Les savons solides peuvent être achetés avec un simple emballage en carton, voire même sans emballage ou à la découpe dans les magasins vrac ou bio.

C’est carrément l’idéal pour voyager

Enfin, le savon solide est idéal pour les voyageurs : il prend beaucoup moins de place qu’un savon liquide, pour une utilisation plus longue. En outre, il peut sans problème prendre l’avion contrairement aux savons liquides qui ne passent pas en bagage à main.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les affirmations fausses sur les savons ?


La mousse est-elle nécessaire ?

Autant dire que c’est un élément marketing pour associer mousse au bien être et au luxe. En réalité, à l’état naturel, le savon ne mousse pas beaucoup. Ceux sont les produits de synthèse qui génèrent beaucoup de mousse, donc ce n’est pas forcément bon signe… d’autant plus que ce n’est pas la mousse qui lave !


Un savon solide est-il un nid à bactéries ?

Comme toutes surfaces, le savon comporte des bactéries : « seules les personnes possédant un système immunitaire affaibli doivent être prudentes. Une famille ne risque rien à partager le même savon puisque tous ses membres portent globalement les mêmes micro-organismes. »

Cependant, il suffit de veiller à ce qu’il sèche entre 2 utilisations et donc le garder hors de l’eau.


Enfants et femmes enceintes peuvent utiliser n’importe quel savon ?

La savon sans parfum est préférable car les huiles essentielles parfois utilisées pour parfumer les savons sont déconseillées aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans comme aux personnes allergiques.


Peut-on fabriquer du savon soi-même ?

Il est possible de préparer ses propres savons dans la mesure où l’on fait attention à l’emploi éventuel d’huiles essentielles comme expliqué ci-dessus. De plus, la manipulation de soude et potasse demande un matériel en inox et surtout des protections quant à la manipulation (lunette, gant, blouse).

La version gel douche est plus simple à faire (base lavante neutre + tensions actifs doux sans parfum + huiles végétales ou hydrolats).

Pour le savon, Il faut connaitre les bons indices de saponification des huiles ou beurres végétaux utilisés donc le bon dosage de soude et potasse (à manipuler avec précaution). S’il y en a trop, cela irrite la peau, les yeux et les vêtements. Il faut aussi connaitre le taux de surgraissage (c’est-à-dire laissant des traces) et les ingrédients plus ou moins comédogènes (susceptibles de donner des boutons).

En somme, sous une apparence banale, le savon requiert un sérieux savoir faire à la fois dans la préservation de la qualité des ingrédients et les interactions générées par ce savant mélange. Loin d’être qu’un produit lavant quelconque, c’est tout un art du soin et du bien être.

porte savon et autres articles de beauté soin

En savoir plus

se laver sans savon est médicalement acceptable selon l’émission « les pouvoirs extraordinaires du corps humains »

https://www.france.tv/france-2/les-pouvoirs-extraordinaires-du-corps-humain/1036963-se-laver-uniquement-a-l-eau-pour-ou-contre.htmlhttps://www.youtube.com/watch?v=55ZAv-3f9iA

Cosmétique végétale maison de Catherine Chevallier et Hélène Cacheux

https://www.compagnie-des-sens.fr/cosmetique-vegetale-maison-catherine-chevallier-helene-cacheux

 

 

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