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La création d’objets textiles est plutôt prolifique chez Révélée. Cela suppose, entre autres, une fonction supplémentaire, une forme inédite ou carrément une « invention ». Cependant, la réalisation nécessite un temps non négligeable et beaucoup de « mises au point ».

  4 mn pour tout savoir

Quelles sont les sources d’inspiration?

 

  • Du quotidien. En écoutant l’entourage ou constatant en famille, des objets gagneraient à être inventés ou agrémentés d’éléments plus pratiques ou esthétiques.
  • Des objets non textiles existants. Avec la sortie de nouveaux objets, la déclinaison textile s’impose. Par exemple, les cotons tiges ne vont plus être vendus à partir de janvier 2020. Des tiges en bois adaptées à l’hygiène auriculaires existent déjà en magasins bios. Quel rangement est adapté à ce type d’objet ? La composition en tissu est légitime.
  • Des tendances textiles ou écoresponsables. Les couleurs à la mode, les motifs tendance, les objets textiles imaginés par d’autres créateurs sur internet, les inspirations d’autres pays… Le hasard fait bien les choses, certains articles du blogzine comme la grande vague ont provoqué la fabrication d’objets qui n’auraient peut être pas être envisagés autrement.
  • Les découvertes pour adopter de plus en plus une démarche écoresponsable au quotidien. C’est le cas des filets en tissu pour ne plus utiliser des sachets des magasins et limiter le gâchis alimentaire.
  • Des demandes des « révélée-nautes ». Par exemple, la trousse à billes suggérée lors de la 1ère expo vente et les porte compas demandés par une maman pour ses 2 enfants.

L’origine de tout projet : le croquis

Comme pour toute création, tout commence par un schéma sur papier sur l’instant. Les « plus » pour l’utilisateur.rice complètent d’emblée ce dessin griffonné. Le volume et les fonctions pratiques de l’objet sont d’emblée envisagés.

Par exemple, pour le porte compas, l’idée a été d’éviter à l’élève de se piquer le doigt avec la pointe en métal éventuellement sans protection ou que celle ci perfore la trousse. La concrétisation sur papier a donc pris en compte l’encombrement minimum dans la trousse. La forme étui a été logique choisie. Le petit plus, la mini poche pour porte mines 😉

Cette étape permet de constituer le cahier des charges : un objet facile d’emploi pour les enfants, à la fois coloré et intemporel, et relativement pratique à fabriquer pour en limiter le prix final.

2ème étape : la maquette

Entrent en jeu les couleurs et les impératifs techniques. Avec quel tissu et article de mercerie? Quelles sont les proportions de chaque élément? Selon quel ordre coudre telle ou telle partie? Tout est notifié par écrit. Un « patron papier carton » permet de débuter des pistes de fabrication.

A partir d’une matière peu onéreuse, un 1er essai permet d’envisager matière, proportion et forme en réalisant la maquette. La connaissance des matières textiles revêt tout son sens à cette étape. La feutrine correspond bien au cahier des charges. L’association de deux couleurs a permis de donner du peps à la présentation. Les essais correspondent bien aux 3 formes de compas (version collège et élémentaire). L’utilisation par les petites mains est facile.

Des options sont aussi éliminées. Ici, la couture trop spécifique et la matière pas assez qualitative.

Cet exemple va vous permettre aussi de remarquer la différence entre feutrine polyester et feutrine… laine : solidité, bonne tenue du tissu et résistance relative aux taches. La laine labellisée oeko tex correspond bien plus aux valeurs de Révélée, donc le choix matière est arrêté.

La fermeture du rabat est aussi rapidement choisie : rabat qui ferme aussi la mini poche, système d’attache facile pour les plus jeunes.  Les pressions plastiques sont évitées au maximum pour rester cohérent avec l’article du blogzine dénonçant les effets nocifs de la surconsommation du plastique dans l’environnement. D’où le choix ici du scratch…

Pour la trousse à billes, 3 maquettes se sont succédées avec des formes et des tailles différentes comportant des avantages et inconvénients pour cette utilisation spécifique. En revanche, cela coorespondra à d’autres utilisations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3ème étape : le modèle

A cette étape, le cahier des charges l’objectif est de corriger les défauts de la maquette pour remplir entièrement le cahier des charges : sur l’aspect pratique, écoresponsable, « plus produit » et bien sur la qualité!  Toutes les modifications quant au process de fabrication sont annotées, y compris avec le temps alloué pour chaque étape cela sera utile pour envisager le prix final. Ponctuellement, l’avis de Maïla, professeure de couture est demandé pour parfaire le process de fabrication. Le patron cartonné est remis à jour en conséquence.

Avec le porte compas, il fallait une matière supplémentaire pour renforcer la solidité de l’étui à l’emplacement de la pointe métal. Après de multiples recherches sur internet, une matière naturelle et végétale a enfin été trouvée. Le test de la cire a ainsi été effectué à bon escient. Avec la laine, il fallait l’astuce pour répartir la cire sans qu’elle sature le tissu (et du coup en modifie l’aspect!).

Les associations de couleur sont aussi envisagées pour se conformer aux préférences de chaque enfant. D’autant plus que la demande initiale concerne 2 enfants. Ainsi, les porte compas se sont déclinés en 4 couleurs…

4ème étape : la validation

C’est la mise en situation même de l’objet. Quelques jours d’utilisation pour tester le maintien de la qualité dans le temps.  Pour le démaqu’oeil par exemple, comment il évolue avec les lavages successifs.

Pour les porte compas, les enfants destinataires choisissent leur couleur préférée et reçoivent leur porte compas. C’est un vrai plaisir d’observer leur curiosité en action ! Aléas de dernières minutes : le compas utilisé comporte une autre forme, le rabat ne se ferme pas complètement. Enième version augmentée pour aller au-delà des contraintes de tissu… Et ouf : défi gagné. Peut être pourrons nous lire leurs appréciations pour figurer parmi les commentaires d’utilisateurs…

5ème étape : la fiche produit

Tous les éléments de fabrication sont synthétisés dans une fiche incluant le calcul des coûts et le comparatif avec la « concurrence » si des objets similaires existent.

La prise de vue finalise l’étape créative. Là encore, le temps est nécessaire pour bien faire. Comment ajouter une disposition originale voire en faire des photos artistiques? Comment exposer clairement les atouts de l’objet sans « subterfuges artificiels » : vous savez les publicités montrant des aliments énormes et qui, une fois achetés, sont nettement moins volumineux!

Entre la maquette et la prise de vue, le délai peut être de 3 à 5 semaines puisque logiquement le planning n’est pas exclusivement alloué à la création.

Pour info, les appellations des créations initiées par les révélée-nautes comportent un clin d’oeil aux demandeurs. Porte compas et trousse à bille compris 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour rester sur une bonne note

Ecouter de la musique est souvent propice à la création. Le Boléro de Ravel en est l’illustration… Ici avec la danseuse étoile Sylvie Guillem, chorégraphie de Maurice Béjart.

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