L’été est aussi synonyme d’abeilles. Elles vivent pendant 40 jours durant lesquels elles butinent 1 000 fleurs et produisent env 1 cuillère à soupe de miel. Justement nous les apprécions autant pour le miel qu’elles produisent… que nous redoutons leur piqure. Cependant, ces dernières années, les abeilles font l’objet d’articles alarmistes sur notre environnement. Pourquoi le sort des abeilles est il si important pour chacun de nous ?

 

Blog Révélée : l'importance des abeilles

Tant et si bien que l’abeille inspire de plus en plus de créations (bijoux, sacs, motifs textiles). D’ailleurs, la question de l’utilisation de la cire d’abeille s’est posée pour Révélée (cf végéwrap & porte savon). Avec les infos de cet article, tu vas comprendre pourquoi la cire végétale a finalement été privilégiée…

7 mn pour comprendre le buzz

Pourquoi s’intéresser à l’abeille ?

Les abeilles se distinguent en fonction de leurs caractéristiques et de leurs modes de vie respectifs : sauvages, en solitaires, mellifères, en colonies. En effet, elles ne produisent pas toutes du miel. Certaines espèces même ne peuvent pas piquer. Elles ont cependant une caractéristique commune, elles sont toutes des pollinisatrices. Elles représentent même 40% des pollinisateurs loin devant les bourdons, guêpes, oiseaux, lézards, papillons…

« Pour ce faire, elles transportent, en butinant, l’élément mâle, le pollen d’une fleur, sur l’élément femelle, le pistil d’une autre fleur. Elles peuvent visiter ainsi 700 fleurs par jour ! » Ainsi, les 250.000 à 300.000 espèces de plantes à fleurs ont besoin d’une aide extérieure autre que le vent pour transporter le pollen en vue de la fécondation. Et pour attirer les insectes pollinisateurs, les plantes secrètent un liquide sucré : le nectar, dont se nourrissent les abeilles en même temps qu’elles récoltent le pollen. Or, la reproduction des fleurs permet la production de fruits puis de graines, et par conséquent la pérennité des plantes et l’alimentation de base de la chaine alimentaire (cultures fruitières, légumières, oléagineuses, protéagineuses ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao).

Ainsi, les abeilles sont à l’origine de la reproduction de plus de 80% des espèces végétales ! Son rôle est donc primordiale. Et combien d’espèces dépendent, totalement ou en partie, d’une nourriture provenant d’espèces végétales qui survivraient difficilement sans pollinisation ? Que deviendrait le monde végétal, source de la chaine alimentaire ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A quel stade d’extinction sont les abeilles ?

Les populations d’abeilles en Europe ont chuté de 55% depuis 1985. « Un déclin qui inquiète apiculteurs et agriculteurs. Les premiers n’ont plus assez de miel pour approvisionner le marché local, les seconds en manque de pollinisateurs voient leurs cultures s’effondrer et sont amenés dans certains pays, comme la Chine, à polliniser manuellement leurs arbres fruitiers et leurs plantes légumineuses. »

40% des abeilles sauvages sont menacées de disparaitre. En France, il existe environ 1 000 espèces d’abeilles (1/20ème des espèces dans le monde). Pour autant, le constat est alarmant : 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. Par conséquent, en dix ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. Tant et si bien que c’est un sujet régulièrement évoqué au sénat.

Quelles sont les causes de l’extinction annoncée des abeilles ?

Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder). Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Les pesticides en seraient la principale cause affectant le système nerveux central. Il s’agirait probablement plus de cocktails de pesticides ET d’une combinaison de facteurs (virus, parasites, prédateurs, dérèglements climatiques, disparition des habitats naturels en raison des monocultures etc).

Au rayon des prédateurs, notons les emblématiques frelons et notamment les frelons asiatiques. Ces derniers seraient arrivés en 2004, dans une cargaison de poteries en provenance de Chine, livrée dans le sud-ouest de la France d’où ils ont essaimé. Les nids sont en croissance exponentielle en Europe au détriment des espèces d’abeilles locales.

Pour repérer quelles espèces préserver, l’idéal est de reconnaitre les abeilles parmi ses « cousins ».

 

Comment distinguer les abeilles des autres espèces proches ?

 

Pourquoi les abeilles sont si importantes pour nous ?

très petit gabarit 11 et 13 mm (reine 20 mm.)

corps trapu et recouvert de poils sur sa partie supérieure.

abdomen qui, selon l’espèce, est de couleur jaune à brun foncé avec des bandes noires

Comparatif abeille guepe frelon et bourdon

petit gabarit (11 à 18 mm)

dépourvu de poils

abdomen noir rayé de jaune vif. Séparation étroite entre son abdomen effilé et son thorax

Comparatif abeille guepe frelon et bourdon

moyen gabarit (22 mm)

corps trapu et velu

bandes jaunes sur le thorax et sur le haut de l’abdomen sur un fond noir et l’extrémité de son corps est blanche

 

Comparatif abeille guepe frelon et bourdon

très grand gabarit (35 mm)

corps un peu velu

avec une tête de couleur orangée

 

Comparatif abeille guepe frelon et bourdon

grand gabarit (env 30 mm)

apparence d’un frelon mais avec des pattes jaunes

Abeilles, bourdons et frelons ne piquent uniquement lorsqu’ils se sentent en danger (coincée dans un plis de vêtement ou prisonnières des cheveux) ou pour protéger son nid. L’abeille et le bourdon perdent leur dard en forme de harpon en piquant et meurent. La dangerosité de la piqure est la même quelque soit la taille de l’insecte.

Seules les guêpes sont régulièrement à l’origine des piqures. Elles sont attirées par les aliments surtout sucrés. Leur dard ne se détachent pas, les guêpes peuvent piquer plusieurs fois !

Pour éviter d’être piqué par les unes ou les autres, il existe des règles de prudence.

Comment éviter les piqures ?

  • Limiter les activités extérieures à proximité d’une zone d’apiculture, de nids d’insectes…
  • Si un essaim d’abeilles ou un nid de guêpes ou de frelon est présent à proximité d’une habitation, le faire détruire par une entreprise de désinsectisation ou les services municipaux. En cas d’urgence par les sapeurs-pompiers.
  • Eviter les parfums et les eaux de toilette, car ils attirent les insectes.
  • Porter des vêtements couvrant et de couleur claire. Eh oui, les couleurs sombres attirent les insectes piqueurs.
  • En présence d’insectes, éviter les mouvements brusques.
  • Ne pas marcher pieds nus ou en sandales dans la nature, notamment près d’un point d’eau ou dans l’herbe.
  • En extérieur, évites de boire dans des canettes, dans lesquelles pourrait se loger une guêpe ou une abeille que tu avalerais en reprenant une gorgée de boisson.
    Dans tous les cas, même si tu bois au verre, regardes avant dans ton verre si un insecte n’est pas venu s’y baigner !
  • A la piscine ou au bord de la mer, inspectes ta serviette de bain avant de t’y allonger !
  • Dans les piscines privées, utilises avant toute baignade l’éprouvette pour enlever tous les hôtes qui nageraient en surface et risqueraient de piquer les baigneurs.
  • Si tu es en voiture et qu’une abeille ou une guêpe rentre dans ton véhicule, arrêtes-toi et ouvres les fenêtres.

Maintenant que nous avons vu comment se préserver des piqures, voyons comment préserver les abeilles, véritables nourricières pour l’environnement ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment favoriser la préservation des abeilles ?

Les actions sont simples à mettre en place que l’on ait un balcon ou un jardin.

  1. Semer des fleurs mellifères de type bruyère, rhododendron, lavande, thym, trèfle, framboisier, moutarde
  2. Ne plus utiliser de pesticides. Depuis janvier 2019, il convient de rapporter tous les pesticides à la déchetterie. A la place, des produits non nuisibles pour l’écosystème sont en vente. Il existe aussi la solution des huiles essentielles.
  3. Pour les détenteurs de jardins, installer un hôtel à insectes pour les aider à passer l’hiver ou pondre en été. Cet édifice peut être fabriqué maison avec des éléments favorables aux insectes souhaités. Par exemple de la paille pour les chrysopes dont les larves mangent les pucerons, les oeufs d’acarien et les cochenilles farineuses. Des tiges de bambou ou des briques pour les osmies, abeilles solitaires qui pollinisent les arbres en fleurs dès mars. Des planchettes bien serrées et abritées pour les coccinelles qui raffolent des pucerons.
  4. Installer une ruche à condition de bien se former au préalable et ne pas acheter sans précaution En 2021, des abeilles noires prolifèrent dans les Hauts de France, justement à cause d’achats inconsidérés d’apiculteurs très amateurs. Cela va à l’encontre des abeilles locales qui sont en danger.
  5. Parrainer une ruche chez un spécialiste qui s’en occupera des abeilles à ta place.

Quel choix a fait Révélée ?

Révélée a choisi justement de ne pas utiliser de cire d’abeille, puisque celle-ci est déjà utilisée pour fabriquer des bougies, des produits ménagers. Nos végéwraps, remplaçants astucieux de l’emballage plastique alimentaire, sont en cire végétale. L’objectif est de contribuer à ne pas perturber la construction des abeilles (la cire provient des alvéoles) en faveur d’une utilisation raisonnée, plus favorable à l’équilibre de “Dame Nature”.

Viendront sans doute des créations avec pour motif des abeilles…

créations pour la cuisine (et pas seulement !)

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